Mercredi 31 octobre 2007
From the west comes old Death
A-riding on the storm
With hungry eyes for funeral fires
To burn till the morrow's dawn
For tis the night , here comes the dead
Unbound from the Underworld
And the children dress as the babes of Hell
All the boys and all the girls
And the fires shall burn
And the wheel of life shall turn
And the dead come back home on Samhain
And in the night sky
On the lunar light they fly
And the dead come back home on Samhain
At the Sabbat high on the funeral hill
Wait the witches at the feast
For the first winter ’s day
The first winter’s sun
A-rising in the east
For Death has come for the summertime
And to take the leaves of spring
Hecate, Nemesis , Dark Mother take us in
par Llyrio publié dans : mes poèmes et ceux des autres communauté : Sorcellerie Sciences Occultes
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Mercredi 26 septembre 2007

Ils me parlent la nuit quand je dors
Me disent parfois ce que je ne veux voir
Souvent font resurgir mes angoisses
mais toujours montrent ce que je dois savoir

Odeurs morbides et cadavres sont mon lot
la vieille pourrissante me parle depuis son cimetière
de ses paroles me pousse vers le haut
amis des profondeurs de la terre

Amours voluptueuses et douceurs charnelles sont présentes
Elles portent le visage de l'être aimé
Le réconfort de ses bras me hante
Amies de mes douces pensées

ils me révèlent la vie sans ombres
et mes envies sans hontes
Présages ils le sont parfois
Révéler ils le font à chaque fois

Llyrio - Février 2007 -

par Llyrio publié dans : mes poèmes et ceux des autres communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 21 septembre 2007

Douce douleur de Nuit
Tu prends au ventre et tu tortures,
Solitude des larmes au fond de mon lit,
Que je retrouve une épaule sûre....

sur la page blanche étaler la douleur
De la petite fée qui danse dans mon coeur,
Et toutes les couleurs de la vie s'enchaînent à un leurre
De ses ailes cristalines elle m'entoure comme un cocon ou je me meurs

Douloureuse douceur du jour,
Tu prends au coeur... bonheur immense !
Dans ses yeux reflète l'amour
De ses bras entourée... quelle chance !

Sur la page blanche étaler le bonheur
De la petit fée qui danse dans mon coeur,
Et toutes les couleurs de la vie s'enchaînent avec chaleur
De ses ailes cristaline elle m'entoure comme un cocon de douceur


Llyrio - Sept 2007

par Llyrio publié dans : mes poèmes et ceux des autres communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 18 septembre 2007

Le mal est au cœur de l'amour
Comme l'amour est au cœur du mal,
Eprouver le besoin de faire surgir Anhour
Et retrouver Apophis dans des destructions primales...

Inexorablement, s'enfoncer dans les tréfonds de la terre
Et entraîner l'Eternel dans sa chute ;
Voir le jour où, écrasé comme un ver,
Il se verra renier Jésus, son cher fils de ...

Et sentir ce besoin de fouiller dans sa douleur
Au plus profond de son être,
En extirper toute la noirceur
Transformer le plomb pour renaître.

Lorsque l'orage gronde et bouillonne
Je ressent ce besoin de fouiller mes enfers
Peu de choses m'impressionnent
Sauf mon Moi profond ce miroir qui m'est si cher

Llyrio - Septembre 2004 –

 

par Llyrio publié dans : mes poèmes et ceux des autres communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 18 septembre 2007

Vision fade et superflue de mon visage incrusté au miroir
Où l’on ne distingue qu’un tableau non défini,
Regard vide et profane sur le monde que l’on souhaite y voir
Et pourtant caché dans l’ombre, il est là le démon de nos vies !

Il possède milles visages, milles images, il est notre sang,
Lorsqu’on le regarde en face, il peut être laid à faire peur
Et malgré tout, le déterrer dans la profondeur de l’inconscient
D’où il veille et conseille, nous montre le chemin sans leurre.

De son regard noir et profond, on se voit tel que l’on est,
La liberté au bout de l’enfer est à ce prix
Toujours chercher et un jour trouver peut-être….

Llyrio - Novembre 2004 -

par Llyrio publié dans : mes poèmes et ceux des autres communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 20 août 2007

L-sphinx.jpg

Le Sphinx était assis sur son roc solitaire,
Proposant une énigme à tout front prosterné,
Et si le roi futur succombait au mystère,
Le monstre disait : Meurs, tu n'as point deviné !

Oui, pour l'homme ici-bas, la vie est un problème,
Que résout le travail sous la faux de la Mort.
De l'avenir pour nous la source est en nous-mêmes,
Et le sceptre du monde appartient au plus fort.

Souffrir c'est travailler, c'est accomplir sa tâche !
Malheur au paresseux qui dort sur le chemin !
La douleur, comme un chien, mord les talons du lâche
Qui d'un seul jour perdu surcharge un lendemain.

Hésiter, c'est mourir ; se tromper, c'est un crime
Prévu par la nature et d'avance expié.
L'ange mal affranchi retombe dans l'abîme,
Royaume et désespoir de Satan foudroyé !

Dieu n'a jamais pitié des clameurs ni des larmes,
Pour nous consoler tous n'a-t-il pas l'avenir ?
C'est nous qui du malheur avons forgé les armes,
C'est nous qu'il a chargés du soin de nous punir !

Pour dominer la mort, il faut vaincre la vie,
Il faut savoir mourir pour revivre immortel ;
Il faut fouler aux pieds la nature asservie
Pour changer l'homme en sage et la tombe en autel !

Du Sphinx, le dernier mot c'est le bûcher d'Alcide,
C'est la foudre d'Œdipe et la croix du Sauveur.
Pour tromper les efforts du serpent déicide,
Il faut au saint amour consacrer la douleur !

Le front d'homme du Sphinx parle d'intelligence,
Ses mamelles d'amour, ses ongles de combats ;
Ses ailes sont la foi, le rêve et l'espérance,
Et ses flancs de taureau le travail ici-bas !

Si tu sais travailler, croire, aimer, te défendre,
Si par de vils besoins tu n'es pas enchaîné,
Si ton cœur sait vouloir et ton esprit comprendre,
Roi de Thèbes, salut ! Te voilà couronné !

Eliphas Lévi

 

par Llyrio publié dans : mes poèmes et ceux des autres communauté : Esotérisme et Spiritualité
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Vendredi 17 août 2007

Voici(...) un extrait des « Lamentations d'Isis »(1), texte ptolémaïque, mais inspiré du plus ancien fonds religieux, qui garde une valeur d'émotion humaine. C'est que tout mort était assimilé à Osiris et que les regrets des survivants, prenant la forme de l'antique déploration de la déesse sur le corps de son mari et frère assassiné, y entretenaient une douloureuse conviction.


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LAMENTATIONS D'ISISisis.jpg

Viens à ta maison, viens à ta maison, Héliopolitain (2),
Viens à ta maison, car tes ennemis ne sont plus.
0 beau joueur de sistre (3), viens à ta maison
Pour me voir, moi ta soeur, que tu aimes.
Ne reste pas séparé de moi !
0 beau jouvenceau, viens à ta maison,
Car il y a longtemps que je ne t'ai vu,
Et mon coeur est en peine de toi, mes yeux te cherchent.

0 être bon, toi justifié, viens vers ta soeur,
Viens vers ta femme, viens vers ta femme;
0 coeur tranquille, vers la maîtresse de ta maison.
Je suis ta soeur, née de ta mère.
Ne reste pas séparé de moi.
Les dieux et les hommes ont le visage tourné vers toi;
Ils te pleurent unanimement.
Dès que j'ouvre les yeux, toute en larmes, je crie vers toi
Jusqu'à la hauteur du ciel; mais tu n'entends pas ma voix.
Je suis ta soeur, que tu aimes sur la terre;
Tu n'aimais nulle autre que moi, ô mon frère, ô mon aimé(4).

Il n'y a guère de texte religieux où n'éclate parfois une vision ou une formule heureuse, mais presque toujours amortie par un contexte desséchant
.


(1) Raymond 0. FAULKNER, The Lamentations of Isis and Nephtys, in Mélanges Maspero, 1. Le Caire, 1934, p. 539 et pl. I.

(2) Héliopolis est, parmi les villes saintes de l'Egypte, celle où s'était effectué, depuis l'Ancien Empire, le syncrétisme le plus centralisateur, incorporant le dieu des morts, Osiris, à la religion solaire.

(3) Le sistre est un instrument de musique si bien consacré par la religion qu'il fut adopté, en Europe, sous l'Empire romain, par tousles sectateurs d'Isis.

(4) Le texte porte ô mon frère, ô mon frère. Mais ce mot voulant dire aussi amant en égyptien, il y a là un jeu de significations intraduisible.

 Pierre Gilbert , la poésie Egyptienne -bxl - 1943

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Vendredi 17 août 2007

Ecoute plus souvent
Les choses que les Etres
La voix du Feu s'entend ,
Entend la voix de l'eau . souffle.jpg
Ecoute dans le Vent
Le buisson en sanglots
C'est le Souffle des ancêtres .
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis
Ils sont dans l'Ombre qui s'éclaire
Et dans l'Ombre qui s'épaissit .
Les Morts ne sont pas sous la Terre
Ils sont dans l'Arbre qui frémit ,
Ils sont dans le bois qui gémit ,
Ils sont dans l'Eau qui coule ,
Ils sont dans l'Eau qui dort ....
Les morts ne sont pas morts .

Extrait de "Littérature Africaine " de Birago Diop

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Vendredi 17 août 2007

Je suis épouse et vierge
Prostituée et sacrée
Inféconde et mère
Silence incompréhensible et
Pensée au souvenir familier
Voix à l'intonation infiniment variée
Un verbe à la multiple apparence
Ce qui de tous peut être oui et
Parole que nul ne peut capter
Epousée et fiancée
Mère de mon père et Sœur de mon époux
Je suis à l'intérieur
Ce qui est au-dedans de vous est ce qui est hors de vous
Ce que vous voyez hors de vous c'est au-dedans que vous le voyez.

Poème attribué à une femme qui s'exprime ainsi dans un livre intitulé "Tonnerre, Esprit parfait" découvert dans les grottes de Nag Hammadi en 1945.

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Jeudi 16 août 2007
Ecoute moi je t'en conjure Ô Puissante !avatar.jpg
Dame de Rekht, Dame de Pekhet, Dame de Set,
Dame de Rehesaui, Dame de Tchar et de Sehert !
Mère dans l'horizon du ciel,
Dans le bateau des millions d'années,
Tu es La Grande Protectrice !
Tu es celle qui surpasse Qetu !
Préserve-nous de la funeste chambre des âmes de Hes-hra !
Délivre-nous du séjour des démons !
O toi qui est Sekhmet, donneuse de vie aux dieux,
Sekhmet, Dame de la flamme,
Sekhmet, a la puissante magie,
Sekhmet, éternel est ton nom !
O, écoute-moi maintenant !
Sekhmet, à la tête de lionne,
Sekhmet, dont la couleur est rouge,
Sekhmet, fille de Ra,
Sekhmet, épouse de Ptah,
Sekhmet, puissant est ton nom !
O, écoute-moi maintenant !
Sekhmet, déesse de la peste,
Sekhmet, déesse guerrière,
Sekhmet, reine des terres gastes,
Sekhmet, épouvantable est ton nom !
O, viens à moi ! Sekhmet, destructrice de rébellions,
Sekhmet, brûlant Oeil de Ra,
Sekhmet, protectrice, ordonnatrice,
Sekhmet, saint est ton nom !
O, révèle toi à moi !
Sekhmet, mère des dieux,
Sekhmet, maîtresse des couronnes,
Sekhmet, qu'on appelle seulement une,
Sekhmet, bien-aimé est ton nom !
Posséde-moi maintenant, O toi la puissante !
Sekhmet, plus grande qu'Isis,
Sekhmet, plus grande que Hathor,
Sekhmet, plus grande que Bast,
Sekhmet, plus grande que Maat,
Sekhmet, mystérieux est ton nom !
Je suis perdu dans ton mystère!
Sekhmet, la première entre toutes,
Sekhmet, éclaire-moi au-delà de l'obscurité,
Sekhmet, souveraine de ton père,
Sekhmet, caché est ton nom !
Capture ma mort !
Dame d'Amt, Dame de Manu, Dame de Sa,
Dame de Tep-nef, Dame du Ciel !
Tu es Ammi-seshet, destructrice, protectrice !
Tu es la terreur devant laquelle tremblent les démons !
Tu es Désir ! Tu es Vie !
Celle qui brûle éternellement !
Tekaharesa-Pusaremkakaremet,
Sefi-per-em-Hes-Hra-Hapu-Tchef-f,
Maîtresse des enchantements,
Source et Verbe de Pouvoir
Interdit est ton nom!
Je suis celui dont la bouche est scellée !
Ne nous consume pas avec ton feu,
Donne-nous la lumière !
O Dame, plus puissante que les dieux,
Que monte vers toi notre adoration !
Tous les êtres te saluent!
O Dame, plus puissante que les dieux !
Préservée au-delà de mort,
Ce nom secret,
O toi qu'on nomme Sekhmet.
Au trône de silence, on ne doit pas parler de ce qui nous encercle !
Je me perds en toi !
 
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